Ce dimanche soir, la programmation télévisuelle offre une occasion rare de redécouvrir un film qui, à sa sortie, portait en lui l’ambition gigantesque de remodeler le paysage du cinéma mondial. En 2017, La Momie avec Tom Cruise tentait de lancer un univers cinématographique ambitieux baptisé le Dark Universe. Inspiré par le succès incontestable du MCU (Marvel Cinematic Universe), le studio Universal envisageait de ressusciter ses monstres les plus emblématiques pour créer une franchise interconnectée et durable. Mais ce blockbuster, loin de propulser cette aventure, a précipité l’effondrement d’un projet ambitieux tant attendu.
En 2026, repasser ce film à la télévision, notamment sur TFX, offre l’opportunité de replonger dans ce moment historique où le rêve d’un univers étendu du cinéma d’horreur fut porté mais aussi brutalement stoppé. Le Dark Universe, qui devait rivaliser avec les franchises les plus lucratives du cinéma américain, s’est transformé en un échec retentissant qui laisse encore des leçons à méditer pour tous les passionnés de cinéma et d’aventure cinématographique. Ce long-métrage est donc non seulement un film culte pour certains, mais également un chapitre fascinant de l’histoire du cinéma qui aurait pu changer la donne.
Un défi de taille : créer un univers cinématographique à la hauteur du MCU
Le projet du Dark Universe d’Universal naît d’une volonté clé : capitaliser sur un patrimoine cinématographique ancien tout en séduisant les publics de la modernité. Universal détient parmi ses catalogues des icônes intemporelles telles que Dracula, Frankenstein, L’Homme Invisible et bien d’autres figures monstres incontournables. Le studio imagine donc une vaste tapisserie narrative où chacune de ces créatures retrouverait vie dans une aventure cinématographique commune, générant ainsi une franchise puissante et riche en émotions.
La stratégie d’Universal est claire : il faut rivaliser avec la formule gagnante du MCU, qui a su imposer une cohérence et une fluidité dans ses films connectés, attirant un public fidèle et massif. Le Dark Universe devait marcher sur ces traces, avec des interconnexions entre films, apparitions croisées de personnages, et une montée en intensité progressive.
Pour assurer le lancement de ce gigantesque projet, le studio mise sur un casting prestigieux et un budget conséquent. Avec Tom Cruise en tête d’affiche pour incarner le héros dans La Momie, le pari semblait audacieux. Le film devait non seulement servir d’ouverture mais aussi maintenir un équilibre entre horreur classique et blockbuster d’action moderne, créant ainsi une nouvelle aventure cinématographique intense et immersive. Universal engage également des acteurs comme Russell Crowe pour le rôle de Dr. Jekyll, Johnny Depp pour L’Homme Invisible, et Angelina Jolie pour le personnage lié à Frankenstein, constituant ainsi un casting cinq étoiles impressionnant.
Voici une liste des éléments qui devaient composer cette franchise et leur rôle prévu :
- La Momie : point d’ancrage du Dark Universe, mélange d’action et d’horreur
- Frankenstein : à venir, avec Javier Bardem dans le rôle-titre
- L’Homme Invisible : Johnny Depp devait incarner la créature mystérieuse
- Dracula : personnage central puisé dans l’univers littéraire, incarné par Russell Crowe
- Autres monstres : Le Loup-Garou et autres créatures mythiques prévues pour enrichir l’univers
Cela révèle à quel point le studio voulait créer un univers interconnecté ambitieux, différent du simple film isolé. La vision d’ensemble était de générer une saga vaste, similaire au succès massif des franchises actuelles qui dominent le box-office et la soirée TV.

La Momie : un lancement au centre d’un blockbuster bancal
Lors de sa sortie en 2017, La Momie devait incarner un renouveau du genre horreur/action, un film culte capable de lancer un phénomène mondial comparable au MCU. Pourtant, dès ses premières projections, le long-métrage déçoit en raison d’un ton hésitant, oscillant maladroitement entre plusieurs genres sans parvenir à installer une identité claire.
L’histoire semble davantage une introduction imposée à un univers plus vaste qu’une réelle aventure autonome. Cette conception altère la force dramatique, impatiente de poser les bases pour les futurs épisodes, mais au détriment du scénario principal.
Le budget affiché avoisinant les 195 millions de dollars, sans tenir compte des frais marketing, était très élevé. Malgré un box-office mondial honorable à 409 millions, cela ne suffit pas à régler l’équation économique. Le coût trop important associé à un accueil critique mitigé et un public plutôt déçu entame rapidement la réputation du film. Le casting cinq étoiles ne suffit pas à masquer des choix artistiques contestés dont Tom Cruise serait en partie responsable, avec une influence notable sur le montage et la direction du projet, rendant le film parfois incohérent.
Ce déséquilibre reflète un conflit entre vision artistique et impératifs commerciaux. L’échec de La Momie illustre parfaitement le danger pour un produit de cinéma ambitieux de se perdre entre deux attentes : celles du divertissement populaire et celles d’une mise en place stratégique d’un univers élargi.
Parmi les ambitions déçues, Universal a vu sa stratégie bouleversée, et plusieurs projets programmés furent rapidement annulés ou mis en pause.
Tableau des chiffres clés autour de La Momie et le Dark Universe
| Élément | Données | Commentaires |
|---|---|---|
| Budget de La Momie | 195 millions USD | Sans compter le marketing |
| Box-office mondial | 409 millions USD | Succès financier limité |
| Année de sortie | 2017 | Premier film du Dark Universe |
| Acteurs principaux | Tom Cruise, Russell Crowe, Johnny Depp (annoncés) | Grand casting non concrétisé intégralement |
| Date d’abandon officielle | 2019 | Projet mis en pause puis abandonné |
Les conséquences du flop et l’abandon du Dark Universe
Suite à cet échec cuisant, Universal abandonne rapidement son projet d’univers étendu. Tous les films envisagés, que ce soit Frankenstein, L’Homme Invisible ou Le Loup-Garou, sont suspendus ou annulés. Cette décision souligne la complexité d’un lancement d’univers cinématographique en dehors des cadres bien établis comme celui du MCU.
Le studio perd ses deux principaux architectes, Alex Kurtzman et Chris Morgan, qui quittent le navire face à cette débâcle. En 2019, le Dark Universe est officiellement enterré, marquant un revers colossal dans l’industrie du cinéma. Le pari de réconcilier cinéma classique d’horreur et blockbuster moderne s’est soldé par une déconvenue majeure.
Ce revers a eu aussi des impacts sur l’offre globale des franchises à la télévision et la consommation de cinéma en soirée TV, réduisant les chances d’une alternative au MCU dans le registre de l’horreur et de l’aventure. Les critiques soulignent souvent que, malgré tout, le film reste un témoignage important sur la difficulté de bâtir un univers cinématographique cohérent et viable.
Dans un contexte plus large, cet échec contraste avec l’essor continu d’autres plateformes et franchises, où les univers étendus se construisent plus prudemment. En parallèle, des services comme Prime Video proposent chaque mois des nouveautés qui tendent à explorer les limites du genre, parfois avec plus de succès.
Pourquoi certains univers cinématographiques explosent alors que d’autres s’effondrent
La comparaison entre le MCU, qui a conquis des milliards de spectateurs et généré une avalanche de films cultes, et l’échec du Dark Universe est riche d’enseignements. Plusieurs facteurs essentiels expliquent ce phénomène :
- La cohérence narrative et tonale : Le MCU a réussi à maintenir une unité malgré la diversité des films, là où le Dark Universe souffrait d’un manque d’identité claire.
- La gestion des personnages : Le MCU développe ses héros avec des histoires fortes et des motivations profondes, contrairement à une approche plus centrée sur l’image des monstres traditionnels.
- La planification à long terme : Marvel a instauré un calendrier précis, permettant de construire la tension progressivement, alors que Universal a tenté un lancement trop brusque et imposé.
- L’engagement des acteurs : La gestion des talents et de leur liberté artistique reste primordiale ; le rôle emblématique de Tom Cruise dans La Momie a parfois été perçu comme une complication.
- La réception critique et publique : La publicité et les critiques peuvent propulser ou anéantir rapidement un lancement, et dans ce cas précis, l’accueil fut décevant.
Le Dark Universe illustre ainsi comment un univers cinématographique peut s’écrouler faute d’équilibre ou de vision cohérente, malgré un capital initial prometteur. Comprendre ces mécanismes aide à mieux appréhender les enjeux des nouvelles franchises, notamment en 2026, où le marché du cinéma est plus concurrentiel que jamais.
Ce que La Momie nous apprend sur le cinéma et les franchises d’aujourd’hui
Repousser les limites du cinéma, explorer des univers complexes et proposer de véritables aventures interconnectées restent des objectifs qui fascinent les amateurs et professionnels. La Momie, même si elle n’a pas atteint ces objectifs, rappelle que lancer une franchise d’ampleur impose des risques importants et souvent des erreurs formatrices. Des expériences similaires questionnent aujourd’hui la manière dont le cinéma français et international abordent la création de franchises originales.
Derrière l’histoire mouvementée de La Momie et du Dark Universe, se trouvent des leçons précieuses sur la gestion des projets ambitieux. Par exemple, il faut une vision claire, une équipe unie et l’aptitude à équilibrer expectatives commerciales et exigences artistiques. C’est un parcours semé d’embûches mais ouvert à de nouvelles aventures pour les passionnés de cinéma.
Pour ceux qui souhaitent enrichir leur culture cinéma et suivre les évolutions du terrain, il est également possible de consulter régulièrement des sources comme Netflix en mars 2026, qui mettent en lumière les nouveaux films et séries qui influencent progressivement la manière de concevoir et vivre les univers cinématographiques aujourd’hui.
La diffusion de ce dimanche sur TFX permet ainsi de replonger dans un film à part, un jalon entre ambition et contretemps, dans une soirée TV qui célèbre l’histoire du cinéma à travers ses échecs comme ses réussites.
Quel était l’objectif principal du Dark Universe d’Universal ?
L’objectif principal était de créer un univers cinématographique interconnecté réunissant les monstres classiques d’Universal comme Dracula, Frankenstein et l’Homme Invisible, pour rivaliser avec le succès du MCU.
Pourquoi La Momie (2017) a-t-elle été un échec ?
Bien que La Momie ait connu un box-office correct, elle a été critiquée pour son ton incohérent, sa direction artistique confuse, et ses coûts élevés qui n’ont pas permis de la rentabiliser pleinement.
Quels acteurs étaient annoncés pour incarner les personnages clés du Dark Universe ?
Tom Cruise pour La Momie, Russell Crowe pour Dr Jekyll, Johnny Depp pour L’Homme Invisible et Angelina Jolie pour un rôle lié à Frankenstein faisaient partie du casting prestigieux annoncé.
Le Dark Universe est-il définitivement abandonné ?
Oui, après une mise en pause suite à l’échec de La Momie, Universal a officiellement abandonné le projet en 2019.
Comment ce projet reflète-t-il l’évolution des franchises cinématographiques ?
Il illustre les défis majeurs liés au lancement d’univers étendus : la nécessité d’une cohérence narrative, d’une planification rigoureuse et d’un équilibre entre vision artistique et décisions commerciales.